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Baromètre OncoIDE 2026 : compétences, formation et environnement de travail des infirmiers en oncologie

Première édition. Une synthèse de données publiques, d'open data et de littérature scientifique, arrêtée au 11 août 2026. Neuf indicateurs sourcés, chacun avec son périmètre explicite. Et un résultat que nous n'attendions pas : la France mesure remarquablement bien le cancer et l'activité de soins, mais ne dispose d'aucune mesure nationale directe du niveau de compétence des infirmiers qui administrent les traitements.

Publié par OncoIDE · Contenu rédigé par Hugo Martins, infirmier diplômé d'État, en poste en service d'oncologie · Mis à jour le · Article informatif, sourcé

Sur cette page

  1. L'essentiel
  2. Les neuf indicateurs
  3. Une activité massive
  4. La ressource infirmière
  5. La fidélisation
  6. L'Europe : une spécialisation hétérogène
  7. La pratique avancée en France
  8. Sécurité des anticancéreux
  9. L'angle mort statistique
  10. Les sept constats
  11. Ce que nous refusons d'affirmer
  12. La prochaine étape
  13. Questions fréquentes
Nature de cette première édition. Le Baromètre OncoIDE 2026 n'est pas une enquête déclarative réalisée par OncoIDE. C'est une synthèse de données publiques, d'open data et de littérature scientifique, arrêtée au 11 août 2026. Les résultats européens ou portant sur l'ensemble de la profession infirmière sont identifiés comme tels et ne sont jamais extrapolés aux infirmiers français exerçant en oncologie.

L'essentiel

La cancérologie française fait face à une double évolution : un volume de prises en charge élevé et durable, et une sophistication croissante des parcours et des traitements.

En 2023, la France métropolitaine comptait 433 136 nouveaux cas de cancer estimés et 164 314 décès par cancer. Au 1er janvier 2023, 863 établissements étaient autorisés à traiter le cancer.

Dans le même temps, les données disponibles sur les professionnels montrent des tensions plus générales sur la ressource infirmière. Selon la DREES, dans son scénario tendanciel, le nombre d'infirmiers augmenterait de 37 % entre 2021 et 2050, tandis que les besoins en soins infirmiers liés notamment au vieillissement progresseraient de 50 %.

Les études portant spécifiquement sur les infirmiers en cancérologie mettent en évidence des enjeux de formation spécialisée, de formation pratique, de sécurité et de maintien actualisé des connaissances. Mais cette édition fait apparaître une lacune plus large : aucune des sources publiques nationales identifiées ne permet de mesurer directement et régulièrement le niveau de compétence des infirmiers exerçant en oncologie en France.

C'est probablement le résultat le plus important de cette première édition.

Les neuf indicateurs du Baromètre 2026

IndicateurRésultatPérimètreLecture
Nouveaux cas de cancer433 136France, 2023Forte demande de prise en charge
Décès par cancer164 314France, 2023Poids sanitaire majeur
Établissements autorisés863France, 2023Réseau de soins très diffus
Effectifs infirmiers projetés+37 %France, 2021 → 2050Hausse prévue
Besoins en soins infirmiers+50 %France, 2021 → 2050Croissance plus rapide que l'offre
Toujours infirmier salarié à l'hôpital après dix ans54 %France, cohorte hospitalière généraleEnjeu de fidélisation
Pays européens sans formation universitaire spécialisée en cancer reconnue nationalement45 % — 17 sur 38EuropeHétérogénéité forte de la spécialisation
Infirmiers en cancérologie déclarant l'absence de formation introductive avant manipulation de médicaments anticancéreux dangereux29 %630 infirmiers, 29 pays européensSignal de sécurité et de formation
IPA oncologie-hématologie interrogés dans l'enquête française 202355FranceBesoin de davantage de cas pratiques identifié
Ces indicateurs n'ont pas tous le même périmètre. Les chiffres européens ne sont jamais présentés comme des chiffres français, et les données portant sur l'ensemble des infirmiers hospitaliers ne sont jamais attribuées spécifiquement aux infirmiers d'oncologie.

Une activité cancérologique structurellement massive

L'Institut National du Cancer estime à 433 136 le nombre de nouveaux cancers diagnostiqués en France métropolitaine en 2023, dont 57 % chez les hommes et 43 % chez les femmes, et à 164 314 le nombre de décès par cancer sur la même année.

Cette activité est répartie sur un réseau important : 863 établissements disposaient d'une autorisation de traitement du cancer au 1er janvier 2023.

Le sujet de la compétence infirmière en oncologie n'est donc pas marginal. Il concerne des équipes réparties dans plusieurs centaines d'établissements, confrontées à des patients, des traitements, des toxicités et des parcours extrêmement différents.

Le volume de cancers ne prouve pas à lui seul une insuffisance de formation. Il mesure l'ampleur du système auquel les professionnels doivent répondre.

La ressource infirmière augmente, mais moins vite que les besoins

La DREES estime que, dans son scénario tendanciel, les effectifs infirmiers progresseraient de 37 % entre 2021 et 2050, tandis que les besoins en soins infirmiers augmenteraient de 50 % sur la même période.

L'écart entre ces deux courbes ne dit rien de la compétence des professionnels. Il dit que le temps disponible par soignant est appelé à se contracter — et le temps est précisément la ressource que consomme la transmission des connaissances.

La fidélisation est déjà une fragilité du système

Selon la DREES, qui a suivi les trajectoires des infirmières hospitalières entre 1989 et 2019, 54 % occupent encore un emploi salarié d'infirmière hospitalière après dix ans de carrière. Onze pour cent sont infirmières salariées dans un autre secteur, sept pour cent ont changé de métier tout en restant à l'hôpital, et 21 % ont quitté l'emploi salarié.

Cette donnée porte sur l'ensemble des infirmières hospitalières, sans distinction de service. Elle n'est pas spécifique à l'oncologie.

Sa conséquence organisationnelle est néanmoins directe : chaque départ produit une arrivée à intégrer, et chaque intégration consomme du temps de soignant expérimenté. Dans une spécialité où les protocoles évoluent rapidement, la mobilité fragilise la chaîne de transmission.

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En Europe, la spécialisation reste très hétérogène

Une publication européenne de 2024 rapporte les résultats de données de l'European Oncology Nursing Society portant sur 38 pays européens.

L'EONS a développé son Cancer Nursing Education Framework précisément pour définir les connaissances et compétences fondamentales attendues des infirmiers travaillant auprès de personnes atteintes de cancer. Le cadre est organisé en huit modules de compétences.

Ce que ces données ne disent pas. Elles ne permettent pas d'affirmer que 45 % des infirmiers français sont insuffisamment formés. Il s'agit d'un indicateur portant sur les systèmes de formation nationaux, non d'un test individuel de connaissances.

En France, la pratique avancée confirme le besoin de spécialisation

La France dispose d'un diplôme d'État d'infirmier en pratique avancée, mention oncologie et hémato-oncologie : une formation de deux ans conférant le grade de master.

Une première étude française menée auprès de 44 IPA diplômés en 2019 et 2020 retrouvait une employabilité de 86 %, dont 71 % exerçant dans le cadre d'un protocole d'organisation avec l'oncologue.

Une enquête nationale plus récente, conduite de juin à septembre 2023 auprès de 55 IPA oncologie-hématologie en activité, apporte un enseignement plus significatif encore. Elle relève une hétérogénéité perçue des formations, des difficultés logistiques et matérielles, et surtout des lacunes concernant le manque de cas pratiques. Les auteurs concluent que le renforcement de la formation pratique constitue une priorité pour les professionnels interrogés.

Pourquoi ce résultat compte. Les IPA en oncologie-hématologie constituent précisément la population ayant bénéficié de la formation universitaire spécialisée la plus poussée. Or, même dans cette population, la confrontation aux situations pratiques et la formation continue restent des besoins identifiés. L'acquisition initiale de connaissances ne suffit pas : la compétence en oncologie exige actualisation, contextualisation et application clinique.

La sécurité autour des anticancéreux : un signal concret

Une étude publiée en 2024 à partir de l'European Cancer Nursing Index 2022 a analysé les réponses de 630 infirmiers en cancérologie issus de 29 pays européens.

Élément rapportéProportion
Existence de recommandations écrites pour la manipulation et l'administration sécurisées des médicaments dangereux88 %
Disponibilité d'équipements de protection et de kits adaptés aux déversements cytotoxiques82 %
Contrôles de contamination des surfaces réalisés systématiquement21 %
Infirmiers ne recevant aucun programme introductif avant de manipuler des médicaments anticancéreux dangereux29 %

Il ne s'agit pas d'une estimation française. Mais le signal mérite d'être retenu dans un baromètre contextualisant la France : l'accès à la procédure ne garantit pas l'accès à la formation.

Effectifs et conditions de travail, directement liés à la sécurité

Une étude européenne antérieure portant sur 393 infirmiers en cancérologie en Estonie, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni a examiné douze dimensions de la culture de sécurité. Le score moyen attribué à la sécurité des patients s'établissait à 61,3, et dans chacun des quatre pays, le niveau d'effectifs constituait la dimension la moins bien évaluée.

Ce score ne se transpose pas à la France. Son intérêt est ailleurs : dans plusieurs systèmes européens distincts, les effectifs et l'organisation du travail sont perçus par les infirmiers de cancérologie comme une composante de la sécurité. La compétence individuelle ne peut donc s'étudier indépendamment du contexte dans lequel elle s'exerce.

La recherche européenne place la formation parmi ses priorités

Une étude Delphi publiée en 2026 a réuni des experts européens en pratique, recherche, politique et enseignement infirmiers en cancérologie. Parmi les domaines les mieux classés pour les recherches futures figuraient l'éducation, la formation et le développement professionnel des infirmiers. La priorité arrivée en première position concernait les facteurs influençant le recrutement, la rétention et le turnover de la main-d'œuvre infirmière en oncologie en Europe.

Cette convergence est notable : les tensions mises en évidence par les données françaises générales — démographie, fidélisation, transmission des compétences — rejoignent directement les priorités identifiées en 2026 par les spécialistes européens de l'oncologie infirmière.

Le résultat inattendu : un angle mort statistique

La France dispose de données détaillées sur l'incidence et la mortalité des cancers, les établissements, l'activité hospitalière, la démographie des infirmiers, certains parcours de pratique avancée et de nombreuses caractéristiques du système de santé. La DREES publie notamment en open data des séries consacrées à la démographie des professionnels de santé.

En revanche, nous n'avons identifié dans les grandes sources publiques nationales aucun jeu de données permettant de répondre directement aux questions suivantes :

Ce n'est pas la démonstration qu'aucune donnée locale ou étude ponctuelle n'existe. C'est le constat qu'il manque une mesure nationale régulière, homogène et exploitable de ces indicateurs.

Ce que le Baromètre permet d'affirmer

ConstatFondement
La pression sur le système de soins restera élevéePlus de 433 000 nouveaux cancers par an, répartis sur plusieurs centaines d'établissements
La question de la ressource infirmière est structurelle+37 % d'effectifs projetés contre +50 % de besoins, 2021-2050
La transmission des compétences est fragilisée par la mobilité54 % encore infirmières hospitalières après dix ans
La formation spécialisée en cancérologie reste hétérogène17 pays européens sur 38 sans formation universitaire spécialisée reconnue
Même les professionnels spécialisés demandent davantage de pratiqueEnquête française 2023 auprès de 55 IPA oncologie-hématologie
Formation et sécurité sont directement liées29 % sans programme introductif avant manipulation d'anticancéreux dangereux, 630 infirmiers européens
La France manque d'un observatoire centré sur les infirmiers d'oncologieAucune source nationale identifiée permettant la mesure directe

Ce que nous refusons de faire dire aux données

Ce Baromètre ne conclut pas que les infirmiers français en oncologie sont insuffisamment compétents. Les données disponibles ne permettraient pas de soutenir une telle affirmation.

Il ne conclut pas davantage qu'une solution numérique pourrait remplacer le compagnonnage, le tutorat, les protocoles institutionnels, la simulation, les formations universitaires, le développement professionnel continu ou l'expertise médicale et pharmaceutique.

La conclusion est différente : l'oncologie exige un haut niveau de connaissances actualisées, alors que la disponibilité, la transmission et la mesure de ces connaissances restent très inégalement documentées.

La prochaine étape : mesurer le terrain français

Cette première édition constitue le socle. La prochaine vague devra interroger directement les infirmiers exerçant en oncologie et en hématologie ainsi que les cadres de santé, avec une méthodologie publiée avant la collecte.

Les axes à mesurer :

  1. Ancienneté en oncologie et parcours d'intégration
  2. Durée estimée avant autonomie
  3. Formation reçue à l'arrivée
  4. Accès à la formation continue
  5. Temps disponible pour apprendre
  6. Sources réellement utilisées pour rechercher une information clinique
  7. Fréquence de sollicitation des collègues expérimentés
  8. Sentiment d'aisance par domaine clinique
  9. Évaluation objective des connaissances sur des situations standardisées
  10. Besoins des cadres concernant la montée en compétence des équipes
Une distinction méthodologique indispensable. Il faudra séparer la confiance déclarée de la connaissance objectivement mesurée. Un professionnel peut se sentir très à l'aise et se tromper ; à l'inverse, un professionnel compétent peut déclarer manquer de confiance. Sans cette distinction, une enquête déclarative ne produit qu'une mesure de perception.

Participer à la prochaine édition

La deuxième édition reposera sur une collecte auprès des professionnels de terrain. Les infirmiers, IPA et cadres de santé exerçant en oncologie ou en hématologie qui souhaitent y contribuer, ainsi que les établissements intéressés par un relais auprès de leurs équipes, peuvent se manifester.

Contribuer à la prochaine édition → · Rejoindre le comité de relecture

Conclusion

La première édition du Baromètre OncoIDE ne révèle pas une crise de compétence. Elle révèle quelque chose de plus précis.

La France dispose d'un système extrêmement développé pour mesurer le cancer et l'activité de soins, mais de peu de données nationales permettant d'observer directement la façon dont les connaissances spécialisées sont acquises, actualisées, transmises et mobilisées par les infirmiers en oncologie.

Dans un contexte où les besoins en soins progressent, où la fidélisation des professionnels constitue un enjeu et où les traitements continuent d'évoluer, cette absence de mesure devient elle-même une information.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Baromètre OncoIDE 2026 ?
Une synthèse indépendante de données publiques, d'open data et de littérature scientifique sur les compétences, la formation et l'environnement de travail des infirmiers exerçant en oncologie en France. Cette première édition n'est pas une enquête déclarative : elle consolide les dernières données publiques disponibles au 11 août 2026, en distinguant systématiquement les sources françaises, européennes et internationales.
Combien de nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en France ?
L'Institut National du Cancer estime à 433 136 le nombre de nouveaux cancers diagnostiqués en France métropolitaine en 2023, dont 57 % chez les hommes et 43 % chez les femmes, et à 164 314 le nombre de décès par cancer sur la même année. Ces prises en charge sont réparties sur 863 établissements autorisés à traiter le cancer au 1er janvier 2023.
Les effectifs infirmiers suffiront-ils aux besoins futurs ?
Selon la DREES, dans son scénario tendanciel, les effectifs infirmiers progresseraient de 37 % entre 2021 et 2050, tandis que les besoins en soins infirmiers augmenteraient de 50 % sur la même période. L'écart entre ces deux courbes ne dit rien de la compétence des professionnels : il indique que le temps disponible par soignant est appelé à se contracter, alors que le temps est précisément la ressource que consomme la transmission des connaissances.
Combien d'infirmiers restent à l'hôpital après dix ans de carrière ?
Selon la DREES, qui a suivi les trajectoires des infirmières hospitalières entre 1989 et 2019, 54 % occupent encore un emploi salarié d'infirmière hospitalière après dix ans. Onze pour cent sont infirmières salariées dans un autre secteur, sept pour cent ont changé de métier en restant à l'hôpital, et 21 % ont quitté l'emploi salarié. Cette donnée porte sur l'ensemble des infirmières hospitalières, sans distinction de service, et n'est pas spécifique à l'oncologie.
La formation spécialisée en cancérologie est-elle homogène en Europe ?
Non. Une publication européenne de 2024, fondée sur des données de l'European Oncology Nursing Society portant sur 38 pays, montre que 17 pays sur 38 — soit 45 % — ne disposaient pas d'une formation universitaire spécialisée en cancer reconnue nationalement. Treize pays sur 38 proposaient un master en cancer nursing, et dix disposaient de professeurs dans cette discipline. Cet indicateur porte sur les systèmes de formation nationaux, non sur le niveau individuel des professionnels.
Que dit le Baromètre sur la sécurité de manipulation des anticancéreux ?
Une étude publiée en 2024 à partir de l'European Cancer Nursing Index 2022, portant sur 630 infirmiers en cancérologie issus de 29 pays européens, montre que 88 % rapportaient l'existence de recommandations écrites et 82 % la disponibilité d'équipements de protection, mais que 21 % seulement indiquaient des contrôles de contamination des surfaces systématiques, et que 29 % rapportaient que les infirmiers de leur environnement ne recevaient aucun programme introductif avant de manipuler des médicaments anticancéreux dangereux. Ce ne sont pas des données françaises, mais le signal mérite d'être retenu : l'accès à la procédure ne garantit pas l'accès à la formation.
Existe-t-il des données françaises sur le niveau de compétence des infirmiers en oncologie ?
Non, et c'est le principal résultat de cette édition. Les recherches conduites dans les sources institutionnelles, universitaires et scientifiques accessibles n'ont pas permis d'identifier de baromètre français national, récent, consolidé et représentatif mesurant les compétences réelles ou perçues des infirmiers exerçant en oncologie, cancérologie ou hématologie. La littérature française disponible est constituée de référentiels, de recommandations de sécurité, de travaux universitaires locaux et de données générales de pharmacovigilance.
Le Baromètre conclut-il que les infirmiers français sont insuffisamment formés ?
Non, et nous nous en interdisons explicitement la conclusion. Les données disponibles ne permettraient pas de soutenir une telle affirmation. Le Baromètre ne conclut pas davantage qu'une solution numérique pourrait remplacer le compagnonnage, le tutorat, les protocoles institutionnels, la simulation, les formations universitaires, le DPC ou l'expertise médicale et pharmaceutique. Sa conclusion est autre : l'oncologie exige un haut niveau de connaissances actualisées, alors que la disponibilité, la transmission et la mesure de ces connaissances restent très inégalement documentées.
Comment participer à la prochaine édition ?
La deuxième édition reposera sur une collecte directe auprès des infirmiers, IPA et cadres de santé exerçant en oncologie et en hématologie, avec une méthodologie publiée avant le début de la collecte. Les professionnels souhaitant contribuer et les établissements intéressés par un relais auprès de leurs équipes peuvent écrire à hugo@oncoide.fr.
Qui publie ce Baromètre et avec quel financement ?
Le Baromètre est publié par ONCOIDE SASU, société lyonnaise éditrice de la plateforme d'autoformation OncoIDE, dont Hugo Martins, infirmier diplômé d'État, est le fondateur et le président. Aucun financement externe, industriel ou institutionnel n'a été mobilisé pour cette édition. Ce lien d'intérêt est déclaré ici parce qu'il doit être connu du lecteur : les données citées sont publiques et vérifiables une par une, ce qui permet à chacun de contrôler l'usage qui en est fait.
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Sources

  1. Institut National du Cancer — Panorama des cancers en France, estimations d'incidence et de mortalité 2023 ; activité hospitalière en cancérologie et établissements autorisés au 1er janvier 2023.
  2. DREES — Le nombre d'infirmières augmenterait fortement d'ici à 2050, mais moins que les besoins en soins de la population vieillissante, Études & Résultats n°1319, 2024. Document source.
  3. DREES — Près d'une infirmière hospitalière sur deux a quitté l'hôpital ou changé de métier après dix ans de carrière, Études & Résultats n°1277, 2023. Panel tous actifs de l'INSEE apparié à l'échantillon démographique permanent, trajectoires 1989-2019. Document source.
  4. European Oncology Nursing Society — données sur la formation spécialisée en cancer nursing dans 38 pays européens, publication 2024, et Cancer Nursing Education Framework.
  5. European Cancer Nursing Index 2022 — étude publiée en 2024 sur la sécurité de manipulation des médicaments dangereux, 630 infirmiers en cancérologie, 29 pays européens.
  6. Étude européenne sur la culture de sécurité en cancérologie — 393 infirmiers, Estonie, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni.
  7. Enquête nationale française auprès des infirmiers en pratique avancée oncologie-hématologie, juin à septembre 2023, 55 répondants ; et étude antérieure auprès de 44 IPA diplômés en 2019 et 2020.
  8. Étude Delphi européenne 2026 sur les priorités de recherche en soins infirmiers en cancérologie.
  9. DREES — séries open data sur la démographie des professionnels de santé. Portail source.
  10. Ordre National des Infirmiers — étude de démographie de la profession infirmière, mars 2025.

Les organismes cités ne cautionnent pas OncoIDE et ne lui sont pas affiliés. Leur mention constitue une référence bibliographique. Cet article est informatif et ne constitue ni un conseil juridique, ni une recommandation de soin.